- Auteur : Cécile Fortis
3 questions à Tom van Lambaart, fondateur et CEO d’IQ Spirits
Vous fêtez le premier anniversaire d’IQ Spirits, un lancement dans un contexte compliqué. Est-ce que vous arrivez à vous faire une place sur un marché très concurrentiel ?
En France, en matière de distribution, au-delà des grands groupes, il y a les indépendants devenus très grands et les tout-petits. Entre les deux, il y a une place que nous comptons prendre avec IQ Spirits. Nous nous différencions en commercialisant uniquement des marques partenaires fortes. L’autre force d’IQ Spirits, c’est son équipe expérimentée, que ce soit côté commercial ou marketing : une équipe que nous avons bien étoffée en un an. Alexandra Guilpain, notre directrice commerciale, qui peut revendiquer plus de dix ans d’expérience dans l’univers des spiritueux, gère désormais une équipe de cinq commerciaux salariés et de dix agents. Adrien Sagrandi, notre directeur marketing, qui a travaillé à La Martiniquaise, chez Diageo, puis Dugas, est aujourd’hui épaulé par un chef de produit. Les premiers mois ont été un peu durs, mais les ouvertures de compte s’accélèrent fortement.
Votre portefeuille a beaucoup évolué depuis le lancement d’IQ Spirits. Quels sont vos critères de sélection des marques ?
Notre catalogue de marques est encore en construction, mais réunit déjà une trentaine de maisons : c’est une très bonne base. Nous souhaitons le développer pour couvrir la totalité des catégories afin de répondre aux besoins de nos clients, mais uniquement avec des marques indépendantes, de qualité et différenciantes. Des marques fortes déjà établies sur le marché français, comme le rhum Matusalem ou les whiskies écossais Loch Lomond et Glen Scotia, ainsi que des marques que nous lançons en France, à l’image du rhum Tepuy. Nos produits partagent une même exigence : authenticité du terroir, maîtrise artisanale et identité forte. Nous avons également réalisé un gros travail de repositionnement pour certaines marques afin d’être en phase avec les attentes des cavistes et des consommateurs. Par exemple, le rhum Matusalem 15 ans est passé de 45 € à 39 €. Actuellement, le vrai défi, c’est d’arriver à proposer de nouvelles choses de bonne qualité et accessibles.
Quelle est l’ambition d’IQ Spirits désormais ?
Notre objectif est d'accompagner nos marques dans la durée, en révélant leur singularité et en accélérant leur développement sur le marché français. Au-delà du réseau cavistes, nous devons développer le CHR, en particulier les adresses haut de gamme, de même que la grande distribution, en mettant en place des références dédiées. Nous souhaitons accompagner nos marques partenaires sur l’ensemble des réseaux.