- Auteur : Thomas Gueller
Diam Bouchage s’engage pour la préservation du liège du Roussillon et son développement dans le Sud-Ouest
Implanté dans les Pyrénées-Orientales, au cœur d’une terre historique de bouchonniers, Diam Bouchage, numéro 2 mondial du bouchon de liège et premier acheteur de liège français, s’engage dans la préservation de sa matière première endémique au Roussillon. Depuis 2011, dans les Pyrénées-Orientales, Diam Bouchage a mis en place des contrats d’achat sur plusieurs années avec des groupements de propriétaires forestiers afin d'acquérir leur liège. Depuis 2018, Diam Bouchage a vendu 55 millions de bouchons en liège français, fabriqués notamment à partir de liège récolté dans le Roussillon par l’ASL Suberaie Catalane et l’Institut méditerranéen du liège. En juin 2026, Diam Bouchage a activement pris part à la création du Comité national du liège (CNL) afin d’offrir à la filière subéricole française une meilleure représentation. Ce comité souhaite relancer l’entretien des suberaies françaises, soutenir le développement de l’usage du liège (y compris hors des usages traditionnels) et structurer une collecte de valorisation du liège usagé. Grâce à ces actions pérennes, le bouchonnier espère pouvoir lever cette année 50 tonnes de liège dans les Pyrénées-Orientales et entre 200 et 250 tonnes au niveau national.
À plus long terme, face à la mortalité des chênes-lièges qui augmente en Espagne et au Portugal, induite par le changement climatique, le liège de France est une ressource à préserver pour sécuriser l’avenir de la filière. Pour relever ce défi, Diam Bouchage mise sur des modèles d’exploitation expérimentaux en Espagne et en France (à Passa dans les Pyrénées-Orientales depuis 2025). Ces suberaies sont exploitées avec une irrigation au goutte à goutte qui s’inspire des techniques arboricoles comme celle de la culture de l’olivier. L’idée est de diviser par deux le cycle de production de liège qui est normalement de 50 ans. La consommation d’eau de ces plantations est frugale : environ 4 litres d’eau par arbre et par jour sur 20 semaines (durant la période sèche). « La France a l’avantage d’être au nord du bassin historique du chêne-liège, pointe Éric Feunteun, DG de Diam Bouchage. Des suberaies peuvent être plantées plus au nord, dans des régions moins subéricoles. Nous sommes d’ailleurs en train de travailler sur des projets dans le Lot-et-Garonne et le Gers et continuons à rechercher des centaines d’hectares dans tout le pays. »