Reportage marchés

Reportage marchés

Olivier Dabadie, président de Plaimont, en est persuadé : « Il se passe quelque chose dans l’AOC saint-mont. » Et la réhabilitation du cépage le tardif, qui s’est étendue sur près de 25 ans, n’y est pas étrangère. Cépage oublié et redécouvert quelque peu par hasard, Plaimont a appuyé sa remise en culture jusqu’à son inscription au Catalogue officiel des variétés de vigne et son entrée, en 2024, dans l’assemblage des vins de l’AOC saint-mont jusqu’à 40%. Tirant son nom d’une maturité lente, raison pour laquelle, en d’autres temps, il avait été dédaigné, le tardif pourrait bien sécuriser l’avenir du vignoble et se révéler être un atout face à l’urgence climatique. Mais ce n’est pas cette seule qualité que la coopérative souhaite mettre en avant. Ce cépage offre aux vins rouges une typicité inhabituelle, en l’occurrence une fraîcheur poivrée, venant signer un nouveau profil pour des vins rouges tendres, faciles d’accès et digestes. Le tardif est mis à l’honneur dans une gamme de vins baptisée Cépages d’auteurs, pour laquelle Plaimont ambitionne de créer un nouvel univers autour des cépages du Piémont pyrénéen. Cette gamme comporte à ce jour deux assemblages, un rouge et un blanc, tous deux en AOC saint-mont. Le premier associe donc le tardif au tannat (PVC : 8,50 €, volume : 40 000 cols). Le second est constitué de gros manseng et de petit courbu, autre cépage confidentiel du Piémont pyrénéen (PVC : 8,50 €). Une cuvée uniquement en rouge et appelée L’Éternel Tardif sera commercialisée en GD.