Face à la prédominance du temps passé à domicile et devant les écrans, le vin se doit d’être un vecteur de plaisir décomplexé et de rencontres. Retour sur le Summer Camp de Vinventions début juillet à Chambord.
L’époque est au « refroidissement social ». Un triste constat exposé par l’essayiste et observateur de tendances Jean-Laurent Cassely. « Une récente étude a montré que 64% du temps éveillé, du lundi au dimanche, est passé à domicile, dont plus de 20% face aux écrans. Seulement 9% du temps est consacré aux activités sociales de loisirs. On fait moins d’apéros… » Et les occasions de consommer du vin hors domicile sont en recul. D’autant que les coffee-shops et autres lieux de snacking, d’où l’alcool est absent, se multiplient au détriment de la restauration traditionnelle. « Les Français sont pourtant toujours avides de lien social, mais le vin et la culture sociale qui y est associée sont en concurrence face à la bière, au kombucha… et aussi face au club de sport ou Netflix. » Pour Jean-Laurent Cassely, la situation n’est cependant « pas désespérée » : « On constate un regain d’intérêt pour la gastronomie, et la culture du vin se réinvente. »
S’ils sortent moins, les Français sont en quête de moments d’exception, où le vin peut s’inscrire en mode découverte décomplexée. Un positionnement gagnant, comme en témoignent plusieurs concepts à succès présentés lors du Summer Camp : les Vignes Vins Randos d’InterLoire, les bars à muscadet au Hellfest et au Zénith nantais lancés par la Fédération des vins de Nantes, ou les festivals Vélo Vin Copains, avec dégustations dans des domaines, et DJ sets à Gaillac, au pic Saint-Loup, en Beaujolais et dans le Luberon.