Contexte national morose, investissement massif dans sa nouvelle usine de Tarare, baisse de son CA sur la partie bars-restaurants… Le groupe Ninkasi, pionnier lyonnais de la bière locale, puis des spiritueux craft, a sollicité le tribunal fin décembre pour l’ouverture d’une procédure de sauvegarde des activités économiques de ses quatre sociétés : Ninkasi Entreprises, Ninkasi Ale House, Ninkasi Immobilière Tarare et Ninkasi Fabriques. L’objectif, « préserver le projet et l’entreprise », explique-t-on au niveau de la communication de la société créée en 1997 par Christophe Fargier, qui ne souhaite pas s'exprimer sur la situation actuelle.
En 2023, Ninkasi a lourdement investi dans un nouvel outil de production de bières et spiritueux à Tarare. Un investissement de 32 M€ qui a mis à mal ses finances, « dans un contexte macroéconomique morose et de baisse du pouvoir d’achat », explique la communication du groupe, qui précise par ailleurs que le CA des « bars-restaurants a enregistré une baisse de 2% entre 2024 et 2025, alors que la moyenne nationale est de ‑7% sur ce secteur ».
Sur le dernier exercice publié, la société Ninkasi Fabriques, qui produit les spiritueux du groupe, affichait un CA de 11,5 M€ (versus 13,08 M€ en 2023) pour un résultat net de ‑361 400 € (vs ‑1,07 M€ en 2023).