Vin & Société dévoile une étude pilotée par Deloitte sur la valeur patrimoniale du vin aux yeux des Français, indépendamment des chiffres de consommation. Le cabinet international d’audit et de conseil a diligenté une enquête de terrain qualitative, analysée ensuite par un comité scientifique. Résultat : pour les Français, le vin est d’abord, par définition, une affaire de convivialité et de lien social (70%). Ensuite, le vin appartient à un héritage culturel et assure un rayonnement international (53%). Enfin, les Français s’y reconnaissent par leurs connaissances liées au produit (27%). Quand la question se pose en tant que valeur à préserver, indépendamment de l’usage, la hiérarchie change. Les Français estiment, pour 86% d’entre eux, que le vin fait partie de l’identité nationale. Ni l’âge, ni le sexe, ni la catégorie socioprofessionnelle ne modifient sensiblement leurs réponses. Les Français se déclarent prêts à consacrer en moyenne 123 € par personne à la préservation du patrimoine culturel du vin, un montant « nettement supérieur à la moyenne de 57 € observée dans la littérature académique internationale », déclare Maïa David, professeure en économie de l’environnement à AgroParisTech. « Soit une valeur de 6,8 Md€ à l’échelle nationale », souligne Samuel Montgermont, président de Vin & Société. Trois non-consommateurs sur quatre valorisent au moins une dimension de ce patrimoine et près d’un sur deux (47%) se dit fier lorsqu’un vin français est reconnu à l’étranger.
L’étude commandée par Vin & Société emploie la méthode des choix distincts qui sert à mesurer les préférences des individus. Deloitte s’appuie sur un échantillon de 2 040 personnes de plus de 17 ans, représentatives de la société française. Après le visionnage de deux vidéos pédagogiques, chaque répondant a procédé à huit arbitrages successifs entre des scénarios hypothétiques.