Les cinq premiers mois de la campagne des vins du Centre-Loire sont en recul de 1,7% (‑270 000 cols), avec une baisse plus fortement marquée pour le marché français. L’export est également en léger recul, notamment en raison d’un manque de visibilité par rapport aux taxes américaines et un dollar nettement moins fort qu’au début de 2025. Pour François Bouteille, directeur du BIVC : « Novembre a été très dynamique, mais décembre a été en deçà des attentes. Nous attendons les chiffres de janvier, période pré-salons internationaux, mais la situation, tant économique que politique, ne facilite pas la prospective à moyen terme. » On verra peut-être également à quel niveau l’effet « Taylor Swift » a joué pour l'appellation sancerre – l’apparition d’une bouteille de sancerre dans un documentaire sur la chanteuse a affolé les ventes et généré plus de 130 retombées presse rien qu’en France.
Au niveau des disponibilités, la vendange 2025 dans les vignobles du Centre-Loire (les AOP sancerre, pouilly-fumé, menetou-salon, quincy, reuilly, coteaux-du-giennois et les deux IGP côtes-de-la-charité et coteaux-de-tannay) devrait atterrir, selon le BIVC, à 292 000 hl, pour une surface déclarée de 6 085 ha, soit un rendement moyen de 48 hl/ha. En augmentation de 9% par rapport à 2024, elle reste toutefois en retrait de 5% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. Au niveau des couleurs, les vins blancs représentent 88% de la récolte, contre 9% de rouges et 3% de rosés, un des niveaux les plus bas des dernières années.